22 October, 2015

Dépasser la douleur dans l’effort

Le mental comme moteur

Que ce soit par défi personnel ou lors d’un simple entrainement, le mental est toujours le moteur du coureur à pied. A moins de devoir délivrer un message crucial pour sa nation comme le premier coureur du Marathon, le coureur n’a pas vraiment de raisons précises qui l’obligent à courir. C’est principalement l’envie, le plaisir, la motivation ou le besoin physique qui portent le coureur à se lancer et à enfiler ses chaussures pour partir sur les chemins. On se sent en forme, prêt à dévorer les kilomètres, le moral nous porte et soudain, un petit grain de sable vient perturber l’ivresse de la course. En général cela commence par un petit coup de fatigue, les jambes sont un peu plus lourdes et le souffle est moins puissant.

Le doute

Puis les premières douleurs apparaissent, on commence à éprouver des difficultés et l’impression que chaque mètre est un mètre de trop grandit. En cas de surrégime, le point de côté arrive et c’est la panne. On se laisse dépasser par les autres et là on accuse une forte baisse de régime. La seule idée qui reste en tête c’est l’envie d’abandonner.

La pensée positive

Alors comment maintenir sa pensée positive malgré les signes précurseurs de fatigue ? La première étape est de réaliser que chaque coureur a été en proie à ses petits démons, mais que la grande majorité a su trouver la parade avec ses propres pensées positives. La clé est en chacun de nous et personne ne peut décider ou courir à notre place.

Les astuces

Il y a quand même quelques petites astuces pour se redonner du courage et améliorer le mental. Se fixer des objectifs à court terme sans penser aux kilomètres qui restent à parcourir. Se fixer des points de repères (genre tel voiture, tel arbre ou tel lampadaire) que l’on va dépasser allègrement sans se retourner et relancer le regard vers le prochain objectif. Se remémorer des bons moments avec une pensée positive, je me souviens de telle course ou de telle balade où je me sentais si bien que l’impression de légèreté s’était gravée en moi.
Se détacher de la course pour regarder autour de soi (un enfant qui sourit, la brise qui vient rafraîchir l’atmosphère, la beauté de la nature ou de telle architecture). Le simple fait de détourner sa pensée vers des images réelles et positives redonne une vivacité et un entrain. Ne pas se laisser gagner par le renoncement et prendre l’attitude inverse avec une petite accélération ou un prolongement de course imaginaire. C’est le conditionnement positif avec une réaction inverse à la fatigue, coûte que coûte, je ne laisserai pas mon corps et ses douleurs imposer à mon esprit une image défaitiste.

L’esprit domine le corps

C’est mon esprit qui reste le principal moteur et il peut inciter mon corps à s’endurcir, car je suis capable d’endurer quelques souffrances pour progresser et atteindre mes objectifs. Bien sur, il ne faut pas rester aveugle aux signes que donnent le corps, ce sont des indications à prendre en compte pour préserver sa santé. Les arrêts cardiaques sont une réalité et il est indispensable de suivre son rythme de base sans trop forcer. Le mental peut s’éduquer et la course à pied est également un bon moyen pour tester sa discipline et sa motivation…
Pour prolonger cet article et pour citer Manuel Olmo, “rien n’est plus fort que l’autoconviction” !