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8 November, 2018

La périostite tibiale : qu’est-ce que c’est et comment l’éviter avec des semelles anti choc

Dans notre article précédent, nous avons traité de la lésion probablement la plus fréquente chez les coureurs (le syndrome rotulien) et à présent, nous allons aborder une autre douleur dont ils souffrent aussi de manière habituelle : la périostite tibiale. Nous essaierons non seulement de comprendre les causes de cette affection, mais nous vous donnerons également quelques conseils pour l’éviter, notamment en utilisant des semelles anti choc.

Qu’est-ce que la périostite tibiale ?

Comme son nom l’indique, il s’agit d’une inflammation, en l’occurrence du périoste (la membrane fibreuse et vascularisée qui recouvre l’os, le nourrit et lui donne sa sensibilité). Cette affection se produit généralement au niveau du tibia, ce qui implique une forte douleur localisée à la face interne du tibia.

La périostite tibiale représente 5 % des lésions souffertes par les coureurs (*) et affecte plus particulièrement les sprinters. Elle peut apparaître à la suite d’un traumatisme ou d’une surcharge, et ce de manière graduelle : quand on court, la douleur tend à augmenter au point parfois de nous « obliger » à nous arrêter ; au repos, cette douleur s’atténue. Et en faisant pression sur la zone enflammée, la douleur s’accentue aussi.

Quand apparaît la périostite tibiale ?

L’origine de la périostite tibiale, comme d’autres douleurs habituelles chez les coureurs et les sportifs, se trouve dans l’impact constant du pied contre le sol. (Saviez-vous que les coureurs supportent le poids de 37 éléphants à chaque kilomètre parcouru ? Nous vous le montrons dans cette vidéo).

Et ce n’est pas tout. À chaque pas ou foulée, le sol nous renvoie, avec la même force, cette pression sur nos articulations (cheville, genou, voire hanche), ce qui peut provoquer des inflammations dans ces zones du corps.

Ainsi, différentes circonstances peuvent favoriser l’apparition de la périostite tibiale :

  • Faiblesse musculaire : préparation physique insuffisante, voire absente (n’oubliez pas qu’en plus de courir, vous devez aussi renforcer vos muscles au gymnase et en réalisant des exercices spécifiques) ;
  • Surmenage, changements brusques dans l’intensité/volume de l’exercice ;
  • Défauts biomécaniques et autres défauts de charge ;
  • Chaussures inadéquates : un faible amorti ou un manque de stabilité peut provoquer une périostite tibiale ;
  • Surface inappropriée : plus le terrain sur lequel vous courez est dur, plus grand sera l’impact sur vos articulations ;
  • Faible traitement musculaire : oublier de faire des étirements, ne pas s’échauffer correctement, etc.

Peut-on prévenir la périostite tibiale ?

Si l’on tient compte des facteurs de risque cités ci-dessus, il ne fait aucun doute que nous avons une grande part de responsabilité dans la prévention d’une lésion aussi gênante. Certes, nous ne pouvons pas changer du jour au lendemain la forme de nos pieds, ni notre façon de marcher. Mais, de toute évidence, nous pouvons (et devons) incorporer les étirements dans nos routines. Il est aussi de notre devoir de renforcer correctement la musculature de nos jambes ; de planifier de manière adéquate les entraînements (et les jours de repos) ; de nous procurer des chaussures de bonne qualité et des semelles anti choc offrant un véritable amorti ; et de commander des semelles personnalisées, si notre morphologie l’exige, etc.

Si nous mettons tous les atouts de notre côté, nous aurons plus de chance de jouir d’une meilleure santé, de prendre plus de plaisir et de ressentir un plus grand bien-être général.

Dans cet article, nous allons nous concentrer sur l’un des facteurs importants dans la prévention de la périostite tibiale : l’utilisation de semelles anti choc adéquates.

Qu’est-ce que les semelles anti choc ?

Nous entendons le choc comme « la rencontre violente d’une chose avec une autre », en l’occurrence du pied avec le sol. Il est clair que ni les semelles anti choc, ni les meilleures chaussures de sport du monde ne peuvent éviter le contact du pied avec le sol, mais qu’en revanche, elles peuvent réduire la partie la plus négative de l’impact.

Autrement dit, les semelles anti choc sont des semelles qui nous aident à absorber une partie de ces vibrations négatives qui se propagent dans le corps à chaque foulée. Actuellement, il existe sur le marché une grande variété de semelles anti choc (différentes marques, matériaux, épaisseurs, formes, etc.) et il est important de choisir celles qui peuvent réellement remplir leur fonction.

À cet égard, l’essai de chute est un bon indicateur ; il s’agit de l’un des essais scientifiques (et, par conséquent, dont les paramètres sont objectifs) qui peuvent nous certifier les propriétés de chaque type de semelles. Dans l’une de ces études, il a été démontré que les matériaux viscoélastiques comme NOENE absorbent jusqu’à 92 % de l’énergie.

Lors de l’achat de semelles anti choc, vous devez également tenir compte du fait qu’il ne s’agit pas de n’importe quel accessoire, mais d’un produit médical qui doit vous aider à améliorer votre santé et à prévenir des lésions comme la périostite tibiale. C’est pourquoi il est important de consulter des fabricants et des marques de prestige ayant de l’expérience et une bonne réputation dans le secteur médical.

Comment choisir vos semelles anti choc ?

NOENE propose différentes semelles anti choc qui répondent aux besoins de chaque coureur.

Ainsi, si vous utilisez des semelles orthopédiques, vous devrez vous procurer des semelles anti choc compatibles avec celles-ci. Consultez votre médecin pour savoir si vous pouvez glisser en dessous de vos semelles personnalisées les INVISIBLE-SOS1 et les UNIVERSAL NO2, qui font respectivement 1 et 2 millimètres d’épaisseur. Comme nous l’a expliqué le podologue Xavier Vázquez, « avec une épaisseur minimale, NOENE dissipe les forces susceptibles de produire des pathologies au niveau du genou, de la hanche ou du pied lui-même. C’est ce qui le différencie des matériaux dits amortissants qui exigent une plus grosse épaisseur, et qui donnent aussi une plus grande instabilité. En outre, ces autres matériaux perdent leur capacité d’amorti au fil du temps ». Si vous souhaitez en savoir plus sur les différences entre les semelles anti choc en gel ou élastomère, veuillez relire cet article.

En revanche, si vous n’utilisez pas de semelles orthopédiques et qu’en dehors de l’amorti, vous recherchez plus de stabilité et de confort, vous pouvez utiliser les ERGOPRO AC+ ou les ERGONOMIC-AC2, qui s’adaptent à l’anatomie du pied et qui sont dotées d’une base en mousse pour une plus grande commodité.

Enfin, si vous voulez essayer des semelles anti choc qui vous aident aussi à récupérer après vos entraînements, nous vous recommandons d’essayer les OPTIMUM-OFP2, qui sont fabriquées avec le textile haute technologie Nexus Energy Source qui stimule la circulation du sang.

Et si vous souhaitez en savoir plus sur les autres douleurs les plus fréquentes chez les coureurs (le syndrome rotulien, la bandelette ilio-tibiale, l’aponévrosite plantaire ou les lésions de ménisque), veuillez consulter notre article précédent : « Les lésions les plus fréquentes chez les coureurs ».

(*) Données extraites de l’étude A retrospective case-control analysis of 2002 running injuries, Allan McGavin Sports Medicine Centre (AMSMC), Université de la Colombie-Britannique.

(**) Étude « Assessment of the capacity of NOENE® insoles to attenuate vibrations during running », Instituto de Biomecánica de Valencia (IBV), 2012.
http://noeneindia.com/wp-content/uploads/2016/08/english.pdf